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 Passons au déssert...

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Aayon Tepes

Aayon Tepes

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MessageSujet: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeMer 10 Juin - 22:51

Aayon mena donc la jeune femme à travers les dédales de couloirs de la Crypte, continuant au passage les explications. Finalement, ils passèrent par un caveau où seulement 5 des Vampires y logeant étaient éveillés. La seule femme jeta un regard noir à Selenya, mais elle n’eut rapidement plus d’yeux que pour sa Seigneurie le Comte. Dans son regard, on pouvait aisément lire toute l’admiration qu’elle avait pour cet homme si puissant. Le Vampire assis à côté d’elle (qui la tenait enlacée par la taille au passage) jeta un regard coléreux et jaloux à son rival mais il n’osa rien dire ni faire. C’était comme ça à chaque fois. Si le Comte passait, sa copine ne faisait plus attention à qui que ce soit d’autre… Il soupira et reporta son attention sur sa partie de poker. D’ailleurs, il perdit une sacré mise.

Au bout du dortoir, on voyait se dessiner une porte à deux battants, énorme, massive mais raffinée. La porte menant à l’entre du Maître. Selenya traversa le caveau sou le regard haineux de la Vampiresse et l’indifférence des mâles présents. Un garde ouvrit la porte au Comte. Selenya et lui entrèrent en même temps. Ils furent rapidement accueillis par une forme argentée qui venait réclamer des caresses. Myst renifla Selenya, jappa une fois comme pour donner son accord et retourna à ses occupations. Aayon emmena Selenya devant un bureau en bois massif finement sculpté, lui présenta un magnifique fauteuil en parfait gentleman, puis prit place en face d’elle. Il sortit deux verres en cristal et une carafe d’un tiroir situé sous le meuble. Les verres, d’une pureté incroyable scintillaient même dans la pénombre des chandeliers entourant le cercueil en ébène. Les flammes jouaient à former des ombres inquiétantes sur les coupes. Une subtil feuille d’or en forme de motif floraux ornait gracieusement les verres. La carafe était, elle, sculptée dans du cristal de roche noir, plutôt opaque et dans le même style que les coupes. Aayon sortit aussi deux chandeliers coulés dans un alliage de métaux précieux mais indéfinissable et les posait au deux extrémités de la table, les allumant avec un briquet en platine. Il s’apprêtait à présent à verser le liquide rubis dans les coupes quand il suspendit son geste et demanda d’un air aimable :

« Excusez mon manque d'éducation! Peut-être souhaiteriez-vous vous rafraichir après cet entrainement ? Je vais vous montrer ma salle de bain. »

Il lui indiqua alors la porte du fond et lui expliqua :

« Pardonnez-moi, mais je dois m’absenter quelques instants. Quand vous aurez terminé, cela me ferait très plaisir que vous revêtiez une de ces robes. Choisissez celle que vous voudrez. Je vous offre les deux. Une jeune servante viendra vous aider à vous coiffer. »

En effet, sans reflet dans le miroir, difficile de réaliser une coiffure parfaite… et la touffe hirsute de la jeune femme en avait bien besoin… Avant de sortir, Aayon indiqua d’un geste de la main deux sortes de mannequins sur lesquels étaient suspendues les deux robes et leurs accessoires.

L’une était noire et l’autre rouge-sang frais.

La noire était très longue, couvrant les pieds, avec de nombreux jupons tissés dans une toile légère et souple, mais résistante. Les jupons du dessus étaient parsemés de délicats motifs brodés avec du fil de soie noir et brillaient d'une lueur pâle et sauvage à la lumière changeante des flammes. Bien entendu, afin qu'on puisse les voir, la robe s'ouvrait sur le devant en V. Chaque jupon prit séparément était transparent, mais leur superposition donnait un effet assez inquiétant : on distinguait les formes de jambes de la jeune femme, mais comme au travers d'ombres et de brume noire.
La robe à proprement parlé est faite dans le velours couleur de ténèbres le plus doux. La partie recouvrant les jupon est assez simple puisqu'elle ne comporte aucun artifice supplémentaire mis à part un léger ruban de soie noire aux reflets de lune. La partie haute recouvre les épaules et les bras de ses longues manches. Ces dernières sont fendues à partir du coude et s'ouvre en V comme un voile, ajoutant une impression de légèreté à l'ensemble. De plus, elles sont déchirée de façon artistique et prémédité, créant ainsi un côté sorcière ou guerrière puissante. Le décolleté était plongeant mais non excessif. Façon XVIII diraient certains... Cependant, sur les côtés, en remontant vers les manches, le tissu semblait déchiré en pointes, donnant un charmant côté prédateur à la tenue.
Pour compléter le tout, un serre-taille noir, avec un peu de dentelle fine sur les bords, des motifs noirs au reflets argents cascadant le long du serre-taille, était attaché avec un ruban noir.
Au coup, le mannequin porte une subtil, non surchargée, rivière de diamants. Les boucles d’oreilles sont assorties et tombantes. Au pied du mannequin, on trouve une paire de bottines de velour noir, lassées sur le côté et avec des motifs floraux rappelant ceux du serre-taille.
L'impression qui se dégage de cette tenue est celle d'un prédateur dont la tactique est de séduire sa proie, l'entourant d'un filet de sentiments, la condamnant en même temps avant de l'achever.
Une sorte de plante carnivore particulièrement attirante.

La rouge semblait plus enflammée. Moins dangereuse peut-être en un sens. Le bas de celle-ci était coupé en diagonale et brodé avec des fils et de la mousseline de façon à donner un effet de vagues et de volupté. De plus, elle était fendue sur le côté, et ce jusqu'à mi-cuisses permettant d’entrevoir les belles jambes de la jeune femme d’une façon distinguée mais cependant quelque peu provocante. Le reste du bas était simple, coupé dans de la soie de la meilleure qualité rouge avec des reflets argentés. La robe n’avait pour manches que deux voiles rouges et transparents qui retombaient sur les épaules. Ils semblaient naître du centre du décolleté en forme d’accolade dont la pointe est tournée vers le bas ( >{ ) attachés ensemble par une broche en forme de goutte de sang prisonnière d’un cadre en platine. Plus simple et plus provocante, la robe rouge était appétissante et avait un aspect moins effrayant et moins dangereux. Moins intimidant de ce fait.
Le mannequin portait aussi de longues mitaines-sorcières, taillés dans la même soie, qui remontaient un peu après le coude, et s’arrêtaient quelques centimètres avant les voiles servant de manches. Un pendentif discret, composé de rubis de tailles croissantes enchainés dans de l’argent (trempé dans du sang de démon, pour enlever le côté nocif) ornai le cou du mannequin. De longues bottines de tissu rouge étaient posés au pied de la robe.

Lorsque Selenya fut prête à s’habiller, une jeune Vampiresse aux longs cheveux blonds platine entra dans le caveau. Dans un premier temps, elle ne prêta pas attention à Selenya et se contenta d’observer, émerveillée, l’antre du Comte. Jamais elle n’aurait cru avoir le privilège de voir ce caveau légendaire de ses propres yeux. Seule tâche dans le décor : la nouvelle futur favorite. La voleuse de place, qui plus est n’est qu’une sale gosse dépourvue de charme. Elle renifla d’un air dédaigneux en apercevant sa rivale et s’approcha d’elle avec une mauvaise volonté affichée.

« Laquelle mettrez-vous, Mademoiselle ? » demanda-t-elle d’un ton dégouté.
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Selenya Elowin

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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeJeu 11 Juin - 0:51

Selenya avançait donc au côtés du Comte, encore sous le choc de cet entraînement... Elle n’arrivait toujours pas à comprendre ce qui s’était passé, avec elle, tout à l’heure. Ces armes, comment avait-elle réussi à les matérialiser? Comment c’était arrivé? Pourquoi ce pouvoir en particulier? Sa tête la faisait encore un peu souffrir, elle avait du mal à se souvenir de son état d’esprit, des conditions... C’était un état... Destructeur dirait-elle. Une envie de tuer et de répandre le sang très forte, ce qui étonnait la jeune femme, car son caractère habituel s’éloignait beaucoup de cet état d’esprit.

Une chose était sûre. Elle avait perdu. Non seulement dans le sens purement physique de l’entraînement, ce qui était inévitable avec comme adversaire le Comte, mais aussi et surtout sur le plan mental, et rien qu’à l’évocation de cela, Selenya sentait une bouffée de rage monter en elle. Elle qui s’était jurée de ne pas tomber sous la dépendance de cet être, qui avait lutté pour ne pas s’abandonner à lui et ainsi lui donner satisfaction. Et elle se retrouvait maintenant à son bras, après qu’il l’ait embrassé pendant l’entraînement. Elle était tombée. Pourtant elle le savait, ces sentiments ne pouvaient pas être réels! Elle avait l’impression d’une manipulation fort habile, un embrigadement de ses propres sentiments et émotions, pour que le Comte s’assure sa dépendance. Et elle ne voulait pas s’abandonner à un manipulateur. Mais en même temps, comment résister? Son visage était si parfait, ses manières et sa démarche si élégantes, ses paroles semblaient si sincères... Trop sincères? Elle ne savait plus. Mais il fallait qu’elle se reprenne en main, qu’elle tente de garder cette neutralité du début. Ne pas céder à ses avances. Simple? Non, pas du tout...

Ils traversaient à présent une pièce, habitée manifestement par cinq vampires. Quatres hommes et une femme. Selenya sentit un frisson lui traverser l’échine quand elle capta le regard de la vampiresse. Jamais elle n’avait vu un regard aussi haineux posé sur elle. En même temps, c’était facilement explicable. Elle était au bras du Comte, et elle savait pertinemment que toutes les Vampiresses ou presque rêvaient de devenir sa favorite. Selenya se rendit alors compte qu’elle était dans une position très dangereuse et délicate. Il faudra qu’elle se méfie des femelles qu’elle croisera au détour d’un couloir... Une grande et magnifique porte en bois fut ouverte par un garde, et ils pénétrèrent dans le caveau personnel du Comte. Une louve argenté, un pelage luisant et soyeux, vint directement à leur rencontre. Elle renifla Selenya, jappa une fois, puis repartit. Déjà, elle ne lui avait pas grogné dessus. Le Comte lui désigna un superbe fauteuil pour y prendre place, puis alla chercher de quoi boire. Tout ici était luxueux, mais raffiné, élégant, à l’image du Comte. Il déposa deux magnifiques verres taillés dans un cristal sombre, et deux chandeliers faits à partir de métaux précieux, alluma les bougies, et s’apprêta faire couler le liquide quand il suspendit son geste, et adressa à la jeune femme ses paroles :

« Excusez mon manque d'éducation! Peut-être souhaiteriez-vous vous rafraîchir après cet entrainement ? Je vais vous montrer ma salle de bain. »

Après lui avoir indiqué l’emplacement de cette salle de bain, il ajouta :

« Pardonnez-moi, mais je dois m’absenter quelques instants. Quand vous aurez terminé, cela me ferait très plaisir que vous revêtiez une de ces robes. Choisissez celle que vous voudrez. Je vous offre les deux. Une jeune servante viendra vous aider à vous coiffer. »

Selenya porta instinctivement la main à ses cheveux pour en juger l’état. Elle n’arrivait pas à faire glisser sa main à cause des noeuds qui s’y étaient formés, et sentait quelques mèches devenues poisseuses à cause du sang coagulé. Elle acquiesça pour dire qu’elle comprenait, et qu’elle allait s’exécuter. Quand le Comte sortit, elle se tourna vers les deux robes. Elle crut halluciner en voyant de telles merveilles. L’une d’un noir de jai et l’autre rouge-sang, elles étaient toutes les deux travaillées avec un tel raffinement que la jeune femme ne sut vers laquelle portait son choix. Elle les observa de plus près et remarqua les petits détails raffinés sur chacune, la finesse du tissu, l’originalité de la conception, la beauté de l’ensemble. Ces deux robes, il lui offrait... Elle allait pouvoir porter les deux. Elle n’en revenait pas. La robe noire l’attirait finalement un peu plus que l’autre, d’une couleur un peu moins provocante, mais le serre-taille et les nombreux jupons transparents superposés intriguant la jeune vampiresse. Elle mettrait celle-là.

Elle se dirigea ensuite vers la porte du fond, désirant se rafraîchir le visage. Arrivée dans la pièce du fond, elle se dirigea vers le lavabo, et tourna les robinets. L’eau claire coula à flot dans le récipient, Et Selenya pencha sa tête au dessus de lui. Elle joint les mains en réservoirs pour les placer sous le jet d’eau, et s’aspergea le visage avec. Le froid lui fit du bien, et lui permit de s’éclaircir un peu les idées. Il fallait qu’elle retrouve son sang-froid en face du Comte, c’est tout. Elle avait réussi à peu près jusqu’à la moitié de l’entraînement environ, elle pourrait y arriver. Mais ne pas paraître trop distante, car il pourrait mal le prendre, et qui sait ce qu’il pouvait faire... L’eau au fond du lavabo se teignait légèrement de rouge, car Selenya se passait de l’eau sur la tête aussi, et sur sa chevelure, afin de faire disparaître le sang coagulé. Finalement elle emprunta sur un linge pour se sécher le visage et les cheveux. Ceci fait, elle sortit de la salle de bain.

A ce moment là une jeune vampiresse aux cheveux blonds entra. Elle posa des yeux étonnés et émerveillés tout autour d’elle, semblant subjuguée par le luxe du Caveau, mais cette émerveillement se transforma en dégoût prononcé quand son regard tomba sur la jeune femme. Encore cette impression de malaise et ce frisson dans le dos. Il faudrait qu’elle s’y fasse, elle n’allait pas avoir beaucoup d’amies, ici...

« Laquelle mettrez-vous, Mademoiselle ? »

Ces paroles furent dites sur un ton dédaigneux. La servante n’avait manifestement aucune envie d’habiller la Vampiresse, mais plutôt de la tuer le plus vite possible, pour prendre sa place. Il ne fallait pas entrer dans son jeu, ou attiser les braises. Selenya répondit d’un ton neutre et calme, de sa voix douce :

-Je porterai la noire.

Ne sachant que faire, elle resta debout au milieu de la pièce, attendant la vampiresse aux cheveux d’or. Elle restait sur ses gardes quand même, au cas où un débordement de vengeance inonde la servante.
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Aayon Tepes

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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeDim 14 Juin - 22:50

[HS: mea culpa (et celle de mon état de fatigue ^^ ) les Vampires ont un reflet dans le miroir sur ce forum ]

La Vampiresse hocha imperceptiblement la tête et s’avança vers la robe. Elle prit celle-ci en prenant bien soin de ne pas la froisser et s’approcha de Selenya. Elle l’aida à s’habiller. Elle n’avait alors rien de la femme jalouse et haineuse qu’elle avait été précédemment. Au contraire, elle s’occupait parfaitement bien de vêtir la jeune femme. Jamais elle ne lui faisait mal et jamais elle ne chiffonnait la robe. De plus, elle arrangea cette-dernière de façon à ce qu’elle confère à Selenya une allure presque royale. Lorsqu’elle eut finie de lasser le corset et d’habiller Selenya, elle se recula et admira son œuvre comme pour juger de ce qui allait et qui n’allait pas.

»Tournez-vous, je vous prie. »

Lorsque Selenya eut finie, elle vit la Vampiresse grimacer de jalousie et de mécontentement. Elle soupira et s’approcha de Selenya, arrangeant encore les détails qui étaient imparfaits.

« Permettez-moi de vous voir encore une fois… C’est mieux. Vous devriez cependant vous tenir plus droite. C’est un chef d’œuvre que vous portez-là et le Comte n’aimerais pas avoir une demoiselle se tenant comme une chiffonnière à son bras. Il… »

Soudain, elle se tut comme si elle en avait trop dit. Après tout, pourquoi donnait- elle des conseils à cette rivale alors qu’elle mourrait d’envie de l’égorger séance tenante ? Mais cela faisait partit de ses faiblesses : quand on lui confiait le soin d’habiller quelqu’un, elle ne pouvait pas s’empêcher de faire que tout soit parfait. Même si cela incluait d’agir contre ses propres intérêts. C’est d’ailleurs certainement pour cela que le Comte lui avait confié cette mission. Je te fais confiance, a-t-il dit, mais si jamais elle se plaint ensuite… Elle frissonna à la simple idée de ce que cela impliquait. Elle fit ensuite signe à Selenya de prendre place dans un fauteuil confortable et commença à la coiffer. Elle utilisait une brosse faite dans une drôle de matière à la fois douce, souple et pourtant très efficace contre les nœuds. Elle démêlait habilement la crinière de la jeune femme sans jamais lui faire mal et en respectant les cheveux longs et par conséquent fragile. Une fois les mèches rebelles domptées, elle entreprit de faire une coiffure particulièrement élégante à la jeune femme, n’hésitant pas à consteller ses cheveux de perles ou de petits diamants brillant tels des étoiles. Son travail achevé, elle tendit un miroir à la jeune femme lui demandant poliment, mais avec un brin de fierté (paradoxal vu sa jalousie précédente) :

« Voila. Comment vous trouvez-vous ? … Pensez-vous qu’un peu de maquillage… très léger cependant … »

La Vampiresse aurait donnée n’importe quoi pour être à la place de Selenya, mais elle ne se faisait pas d’illusion : c’était un statut auquel elle n’accèderait jamais. Du coup, soigner l’apparence des jeunes favorites était devenus sa compensation. Elle se projetai dans celle qu’elle habillait et rêvai d’une autre vie. Mais elle aimait par dessus-tout son travail. Parce qu’elle aimait rendre les gens encore plus magnifiques qu’ils ne l’étaient. Mais aussi et surtout, parce que le Comte lui-même lui demandait parfois conseil. Elle rougissait alors immanquablement et faisait ce qui était en son pouvoir pour le satisfaire. Il lui offrait alors, s’il était content de ses services, c'est-à-dire presque toujours, la plus belle des récompenses à laquelle elle pouvait rêver dans sa situation : il la gratifiait d’un sourire si… il n’y a pas de mot pour le décrire. Ni pour décrire l’effet qu’il lui faisait. Il l’avait rendue dépendante de lui, de son charme. Elle le savait, mais elle n’avait plus la force de lutter. Et puis, c’était tellement agréable de s’abandonner à tant de puissance, de beauté et de charme.

Au court de ses rêveries, elle s’était demandée à quoi pouvait bien ressembles les Anges ou les Dieux et elle était arrivée à la conclusion audacieuse que même le Dieu Apollon ne pouvait rivaliser avec le Comte. Personne ne le pouvait. Pour elle, il était un dieu sur terre. Non, même plus. Bien plus.
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Selenya Elowin

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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeMer 17 Juin - 22:39

C'était étonnant, ce changement d'attitude...
Selenya fut surprise par les manières de la jeune servante. Elle qui s'attendait a la voir tenter de la griffer "involontairement" en passant sa robe, serrer trop fort le corset... Il n'en fut rien. La Vampiresse s'occupait de Selenya parfaitement, et la jeune femme pouvait sentir l'amour et la volonté du travail bien fait dans ses actes. C'était perturbant. Et a la fois attendrissant. Selenya ne put s'empêcher de dessiner un petit sourire sur son visage. Le tissu glissait avec douceur sur les formes de la Vampiresse, sans accrocs, et venait tomber en de gracieuses ondulations tout autour de son corps. Elle se sentait comme plongée dans un océan de volupté.

La servante demanda à Selenya de se tourner pour admirer le résultat. La vampiresse s'exécuta, tournant lentement sur elle même, en profitant pour observer d'elle-même dans un miroir au fond de la pièce ce que donnait la robe. Et elle faillit presque en oublier de tourner tellement la vision était impressionnante. Ce n'était pas la jeune femme frêle qu'elle était de son vivant, mais une princesse sortie d'un conte fantastique...
Quand elle finit de tourner, elle vit la servante grimacer de jalousie. Mais cette froid, pas d'impression de gêne désagréable, pas de frisson dans le dos. Selenya n'eut aucune réaction. Elle comprenait les sentiments que pouvait sûrement avoir la Vampiresse, et ne désirait ni la conforter dans cet état de haine constante avec elle, si se montrer agressive envers la jeune femme aux cheveux d'or. Tout en faisant quelques retouches à la magnifique robe la rendre plus parfaite encore, la servante lui dit :

« Permettez-moi de vous voir encore une fois… C’est mieux. Vous devriez cependant vous tenir plus droite. C’est un chef d’œuvre que vous portez-là et le Comte n’aimerais pas avoir une demoiselle se tenant comme une chiffonnière à son bras. Il… »

Elle ne continua pas sa phrase, comme si elle avait dit quelque chose de trop. Selenya ne prit pas la remarque à mal : elle n'avait jamais circulé dans un tel accoutrement, et n'avait pas le port altier de la noblesse, ni un sens de l'élégance très développé. Et puis elle se doutait fortement que la jeune servante avait succombé au charme si mystérieux du Comte. Qui ne le serait pas, en même temps? Toutes les Vampiresses étaient sûrement dans le même cas... Mais Selenya avait déjà un pied dans le piège, et c'est une des raisons pour laquelle elle se retrouvait dans cette situation. Elle fut prise de compassion pour la jeune femme, sans raison apparente. Celle-ci lui désigna un fauteuil ou s'asseoir pour la coiffer. Selenya s'y rendit, et la jeune servante commença son travail. Aucune douleur, aucune sensation désagréable pendant le démêlage des cheveux de Selenya. Elle s'appliqua ensuite à lui faire une coiffure élégante et complexe, quelque chose auquel Selenya n'aurait jamais pensé à essayer seule. Les mains de la jeune femme glissait avec douceur dans la chevelure de Selenya, relevant ses cheveux et les arrangeant cmme bon lui semblait, répandant des petites perles rayonnantes dans la coiffure... Selenya était vraiment étonnée du grand savoir faire de la jeune femme. Elle devait s'occuper de cela tout le temps. Avec passion...
Le travail terminé, la servante tendit un miroir à Selenya pour lui montrer le résultat.

« Voila. Comment vous trouvez-vous ? … Pensez-vous qu’un peu de maquillage… très léger cependant … »

Selenya ne trouvait pas les mots pour qualifier ce que la servante venait de faire. Elle l'avait transformé en une personne complètement différente, même Selenya n'arrivait pas à reconnaître ses traits. C'était tout simplement incroyable. Devant Selenya se tenait le reflet d'une véritable femme, élégante, habillée et coiffée avec un goût hors du commun.

-C'est... C'est magnifique. Vraiment superbe. Votre travail est parfait. Faites à votre guise pour le maquillage, dit-elle en se tournant vers la servante avec un sourire de sincère gratitude.

Pendant que la servante aux cheveux d'ors allait préparer la suite, Selenya se perdit dans ses pensées. Elle s'accouda à la table près d'elle, posant son menton sur sa main repliée, regardant les tableaux au mur et les livres dans les étagères.

-Personne ne peut donc résister au Comte... Les filets de sa personnalité vous emprisonne, inévitablement...

Elle avait dit cela presque imperceptiblement, comme une pensée dite à haute voix. Une larme silencieuse coulait le long de la joue de Selenya. Elle ne prit même pas la peine de l'essuyer, elle ne semblait même pas s'en être rendu compte. Elle n'était pas triste, mais elle pensait à la fatalité...
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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeMer 24 Juin - 21:30

La servante sortit de sa rêverie au son de la voix étonnée et admirative de Selenya.


-C'est... C'est magnifique. Vraiment superbe. Votre travail est parfait. Faites à votre guise pour le maquillage.

Elle se rendit alors pleinement compte de la beauté nouvelle de la Vampiresse. Mais qu’avait-elle fait ? Pourquoi, une fois de plus, n’avait-elle pas put s’empêcher de faire de son mieux ? Il y lui restait le maquillage pour… Mais alors, Selenya se tourna vers elle avec un sourire sincère. Jamais encore une de ces filles qu’elle habillait ne lui avait témoigné de la gratitude. Au contraire, elles se comportaient avec mépris, comme si elle n’était qu’une domestique de bas étages. Elles l’horripilaient en général avec leur manières hautaines, leur vanité et leur orgueil. Mais elle, elle était différente. Elle semblait se comporter avec Ela, la Vampiresse aux cheveux blonds, comme si elle était un être normal. Presque comme si elles avaient le même statut. Et Ela fut profondément touchée. Elle s’en voulu d’avoir eut de mauvaises pensées et répondit par un grand sourire en se promettant de faire son possible pour aider la jeune fille. Elle hocha la tête et s’empressa de filer choisir le meilleur maquillage que le Comte gardait enfermé dans un coffret en ébène, décoré de nacre.

Lorsqu’elle revint, elle fut assez étonnée de voir la jeune fille avec un air triste et une larme coulant sur sa joue. Ce ne pouvait pourtant pas être à cause de sa tenue ? Alors de quoi s’agissait-il ? Elle s’approcha doucement, posant le maquillage sur la table à côté et tenta de réconforter Selenya en parlant d’un ton doux, presque maternel.

« Oh, Mademoiselle ! Qu’est-ce qui ne va pas ? Vous avez l’air si triste… Je… Je n’ai rien fait qui vous aurais offensé j’espère ? Je n’aime pas vous voir triste ainsi… et Monseigneur n’aimerai certainement pas avoir avec lui une beauté aussi triste que vous. Allons… dites-moi ce qui ne va pas. Je vous promets de faire mon possible pour tout arranger ! »

Ela sourit gentiment à Selenya. Puis elle sortit un mouchoir blanc en fine dentelle, immaculé et sécha la larme, avant de tendre le mouchoir à se nouvelle et première petite protégée. Maintenant, Ela vivait un autre rêve. Celui d’avoir une fille. La fille qu’elle n’a jamais put avoir, mordue avant de se marier. Elle n’en avait pas encore pleinement conscience, mais elle venait d’adopter cette jeune fille. Quel était son nom déjà ? Elle réalisa que le Comte ne lui avait pas dit et qu’elle n’avait pas demandé. Mais ce n’était pas son rôle. Elle avait peur de paraitre impolie… Pourtant, elle se lança.

« Euh… Pardonnez-moi… Puis-je vous demander votre nom ? Je m’appelle Ela. »
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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeVen 26 Juin - 1:26

Quand la Vampiresse revint avec le maquillage, elle fut pour le moins surprise de voir Selenya avec sa larme traîtresse, et son air triste. Selenya se tourna vers elle à l'entente de ces paroles.

« Oh, Mademoiselle ! Qu’est-ce qui ne va pas ? Vous avez l’air si triste… Je… Je n’ai rien fait qui vous aurais offensé j’espère ? Je n’aime pas vous voir triste ainsi… et Monseigneur n’aimerai certainement pas avoir avec lui une beauté aussi triste que vous. Allons… dites-moi ce qui ne va pas. Je vous promets de faire mon possible pour tout arranger ! »


Selenya eut du mal à assimiler les paroles de la servante. Et ne lui avait lancé aucune pique de méchanceté, toute trace de rage contre la jeune femme avait disparu de son visage... Mais pourquoi ce changement soudain? Dans les intonations de la Vampiresse aux cheveux d'or, Selenya retrouvait des traces familières... Maternelles. Cette femme, d'un certain côté, lui rappelait sa mère. Ca faisait une éternité qu'on ne s'était pas inquiété pour elle comme ça. Julia... Avec tous les évènements qui s'étaient enchaînés aujourd'hui, Selenya avait presque oublié que sa mère se trouvait peut-être parmi tous les vampires de la crypte... Ou aux alentours. Elle aimerait tellement revoir son visage, ce visage effacé de sa mémoire par les années... La réminiscence de sa mère dans son esprit fit couler une nouvelle larme sur la joue de la Vampiresse. La servante lui sourit et prit un mouchoir avec lequel elle essuya lesdites larmes. Puis elle le tendit à Selenya, en ouvrant à nouveau sa bouche :

« Euh… Pardonnez-moi… Puis-je vous demander votre nom ? Je m’appelle Ela. »

Selenya sourit à la Vampiresse. Cette question montrait définitivement qu'elle aurait au moins une personne qui ne lui soit pas hostile dans cette Crypte. Mais dans quelle galère s'était elle embarquée? Au départ, jeune vampiresse fraichement transformée, naïve et inexpérimentée en errance dans des ruines, et maintenant, dans une robe magnifique, dans les locaux personnels du Comte, à après avoir subit un entraînement fort en émotion et un pouvoir étrange sorti de nul part, qu'elle ne sait même pas contrôler!

-Et moi Selenya. Selenya Elowin, répondit-elle enfin à la Vampiresse, cette dénommée Ela. La pauvre femme avait dut se demander si Selenya avait bien entendu la question, car le laps de temps entre les deux paroles fut relativement long. Pas besoin de "mademoiselle" ou de quelconque formule de politesse, Ca me met mal à l'aise, ajouta-elle avec un petit sourire gêné. Ela? Je te remercie de t'occuper aussi bien de moi, cette robe et cette coiffure sont magnifiques. Et ne t'inquiète pas pour ça, je pensais juste à cette fatalité... La personnalité de Monseigneur semble faire succomber absolument tout le monde... Moi qui m'étais fait une promesse...

Pendant qu'elle parlait, et qu'elle se remémorait ses tentative de résistances non abouties, le sourire disparu peu à peu, et ses yeux se perdirent dans la contemplation d'un détail insignifiant de la pièce. Serrant fort entre ses mains le mouchoir que lui avait tendu Ela, elle tentait de se dire qu'elle n'était pas attirée par le Comte, qu'elle n'était pas amoureuse de lui... Elle repensa à Skaï, ou pouvait-il bien être en ce moment? Pourquoi? Pourquoi il l'avait mordu? Pourquoi sa vie s'est accélérée et a été bouleversée comme ça? Elle n'était pas tombée si bas, elle se persuadait qu'elle avait la volonté de résister... Malgré le fait que... Qu'elle ait cédée à l'entraînement. Trop de torture de pensée!!! Les doigts trituraient le tissu immaculé du mouchoir, un peu nerveusement. Retrouver son calme, retrouver sa volonté. 2 buts à atteindre avant que le Comte ne revienne.
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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeLun 29 Juin - 14:45

Ela écouta attentivement Selenya parler. La jeune femme, encore méfiante au début, semblait faire à présent confiance- du moins un peu plus qu’au début- à la Vampiresse qui en fut ravie. La jeune fille semblait préoccupée, comme perdue dans un monde de pensées différents du monde réel. Elle mit un certain temps avant de répondre, mais Ela était patiente. Après tout, une mère ne doit-elle pas écouter patiemment ce que son enfant a à dire ? Lorsqu’elle répondit, le regard tendre et joyeux d’Ela s’était assombri. Elle semblait un peu triste et désolée.

« Je vous demande pardon, Mademoiselle, mais le Comte ne tolèrerait pas que je vous manque de respect… je suis désolée… je… merci pour les compliments, mais vous ne devez pas vous forcer à me flatter, vous savez. »


A présent, s’était Ela qui était mal à l’aise. Jamais on ne lui faisait des compliments aussi élogieux et aussi sincère… sauf peut-être Monseigneur le Comte. Elle rougit un peu et baissa les yeux, avec un sourire timide et refoulé sur les lèvres. Elle se reprit cependant rapidement en voyant le regard de Selenya se perdre à l’infini.

« Mademoiselle… il ne faut pas vous en vouloir. Ce n’est pas de votre faute si vous êtes charmante… Et puis, c’est un immense honneur que vous fait le Comte… Et puis, il est si… Vraiment, vous n’avez pas à vous en vouloir. Personne ne peut lui résister. Je n’ai jamais vu que cela soit arrivé, et croyez-moi, j’ai passé beaucoup de temps à son service… »

Elle marqua une pause et soupira, avant de reprendre d’un ton déterminé.

« Mademoiselle, si vous le souhaitez... »

Elle s’interrompit et jeta un regard effrayé vers la porte. Personne. Elle reporta son attention sur Myst, la louve, qui dormait dans un coin. Parfait, personne ne l’entendrait, elle pouvait parler librement.

« Mademoiselle, si vous le souhaitez tellement, je peux vous donner quelques conseils pour vous en tirer vivante. Je connais bien Monseigneur et je pense savoir comment vous pourriez… ne pas trop sombrer dans la dépendance que sa personnalité provoque. Qu’en dites-vous ? Vous voulez-bien ? Allez, faites moi un joli sourire et ne soyez plus si triste, tout va s’arranger, vous verrez… »
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Selenya Elowin

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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeLun 13 Juil - 4:41

Selenya écouta Ela lui faire des compliments à son sujet, et tenter de la rassurer sur le fait que personne ne pouvait résister au Comte, et qu'il fallait prendre cela comme un honneur... Etrangement, les paroles de la Vampiresse réussissaient leur objectif de réconfort, car les doigts nerveux qui trituraient le beau mouchoir se détendaient peu à peu, et les les pensées embrouillées de la jeune femme se laissaient voguer sur le flot de paroles rassurantes d'Ela. Comme bercée par une musique, Selenya se laissait porter, et faisait peu à peu le vide dans sa tête. C'était un peu ce dont elle avait besoin, remettre tout à zéro, et retrouver un état à peu près serein. La jeune femme commençait vraiment à apprécier la Vampiresse aux cheveux d'or. Celle-ci devait être tombée sous le charme du Comte, et pour assouvir tous ses désirs et dans le but de se rapprocher de lui, elle exécutait ses tâches avec ferveur. Et puis toutes ses manières avec la jeune vampiresse avaient des allures maternelles, et apportait un soutien à Selenya.
Ela marqua ensuite une pause dans ses propos, et enchaina d'une voix posée :

« Mademoiselle, si vous le souhaitez... »

Selenya tendit l'oreille pour entendre la suite, mais elle ne vint pas. La Vampiresse s'était tue, comme pour vérifier que personne ne l'entendait. Cette précaution annonçait une proposition importante, et la curiosité de Selenya fut piqué au vif. Ela reprit ensuite son discours :

« Mademoiselle, si vous le souhaitez tellement, je peux vous donner quelques conseils pour vous en tirer vivante. Je connais bien Monseigneur et je pense savoir comment vous pourriez… ne pas trop sombrer dans la dépendance que sa personnalité provoque. Qu’en dites-vous ? Vous voulez-bien ? Allez, faites moi un joli sourire et ne soyez plus si triste, tout va s’arranger, vous verrez… »

Un moyen d'y échapper? une flamme d'espoir incongrue s'anima alors dans le coeur mort de la jeune femme. Cet espoir lui redonna une bouffée d'enthousiasme, comme une racine miraculeuse sortant d'une falaise au milieu d'une chute interminable, à laquelle se raccrocher. Et Selenya voulut tenter de la saisir à pleine main, cette branchette.

-Je veux bien, si tu acceptes de m'appeler au moins une fois par mon prénom. Après, quand Monseigneur est là, tu garderas les formules de politesse, répondit-elle donc avec un franc sourire à Ela.
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Aayon Tepes

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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeDim 26 Juil - 23:28

Heureuse de voir Selenya sourire de nouveau, Ela hocha la tête et répondit simplement :

« Très bien… Selenya. »

Puis elle prit les différent fards à paupière, mascara, et autres accessoires de maquillage et commença son œuvre tout en expliquant à la jeune femme comment se préserver au maximum de l’influence du Comte.

« Vous avez déjà remarquer que Monseigneur est un homme rempli de charme et qu’il le sait et en profite. J’ai… eut le temps de l’étudier et j’ai parfois eut l’impression qu’il s’agissait d’un jeu… ou d’une sorte de défi pour lui de séduire toutes les jeunes femmes. Plus elle… »

Mais Ela se tut. Juste à temps : la grande porte s’ouvrait et le Comte revenait de ses occupations. Il s’approcha de Selenya et observa la transformation dans le miroir avec un œil de connaisseur. Il laissa naturellement Ela terminer son travail. Lorsqu’elle eut terminer, la Vampiresse se leva, s’inclina devant le Comte et la jeune femme et partit ranger son matériel. Pendant ce temps, Aayon s’approcha de Selenya, se penchant un peu en avant. La jeune femme, à qui il venait de demander sur un ton de velours de ne pas bouger, pouvait ressentir son souffle frais sur son cou. D’une main experte et en une légère caresse, il lui passa une rivière de diamant d’une finesse et d’un raffinement exquis au cou avant de l’attacher. Il arrangea ensuite la disposition des pierres sur le corps de la jeune femme, effleurant délicatement sa peau de marbre. Finalement, il lui demanda de se lever pour prendre place sur un des fauteuils devant le bureau. Il l’observa attentivement quand elle s’exécuta et se tourna ensuite vers Ela :

« Tu fais toujours un aussi excellent travail, Ela. Il n’y a que toi qui sache conserver et sublimer la beauté naturelle de chaque créature ainsi. Vous êtes exquise ma chère Selenya. Ela a sut mettre en valeur votre beauté et votre charme sans le surcharger d’artifices ni l’étouffer. Mais êtes-vous satisfaite ? Elle ne vous a pas manquée de respect j’espère, ni ne vous a causer d’ennuis d’aucune sorte ? »

Le Comte remercia ensuite Ela pour son travail et celle-ci s'inclina profondément avant de quitter la pièce. Aayon ne la quitta pas des yeux quand elle passa devant Selenya. Il se doutait bien que les jeunes femmes avaient échangées quelques mots mais il en ignorait la nature. C'était-elle liée d'amitié ou au contraire, avaient-elle passé leur temps à se disputer ? Ela, elle, choisit de garder les yeux baissés et d'ignorer totalement la jeune femme. Pas de regard noir de jalousie... Aayon l'aurait peut-être même préféré à de l'amitié car cette servante le connaissait depuis longtemps. Elle avait eut le temps de réfléchir au comportement du Comte. De plus, une des raisons qui faisait qu'elle demeurait à son service depuis si longtemps était qu'elle avait sut garder toute sa tête et se préserver un peu du pouvoir séducteur du Vampire. Du moins, elle était restée lucide et raisonnable, même en étant sous son emprise. Et le Comte ne voulait pas qu'elle partage le secret de son talent avec d'autres, surtout avec ses proies...
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Selenya Elowin

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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitimeMer 21 Oct - 17:57

[Vraiment désolée de cette absence si longue. Tu peux me punir si tu veux. J'accepte le fouet, les menottes, les chaînes, la martingale tout, TOUT! Je suis impardonnable!]

Un jeu.
C'était bien ce dont s'était douté la jeune femme. Il n'y avait pas de sincérité dans les déclarations du Comte, simplement un amusement sans bornes et un jeu très convaincant. Tel un Dom Juan, il aimait user de son pouvoir de séduction pour faire tomber toutes les vampiresses à ses pieds. Bien que ses soupçons l'aient toujours porté à cette conclusion, sa mise en évidence de la bouche d'une autre fit surgir dans l'âme de la Vampiresse une déception, et une désillusion soudaines.
Mais avant que Ela n'ai terminé son explication, un bruit de pas se fit entendre dans le corridor. Peu de temps après, la silhouette du Comte se dessina sur le pas de la porte, et il fit irruption dans le Caveau. Son charme n'ayant pas diminué le moins du monde. Ela termina en silence son travail de maquillage, et dès qu'elle eut fini, rangea son matériel pendant que le Comte se rapprochait de Selenya. La jeune femme s'empêcha de tressaillir lorsqu'elle le vit s'approcher et déposer autour de son cou dans un mouvement fluide de ses mains un collier d'une magnificence jamais égalée. Dans le miroir, la jeune femme jeta un coup de oeil pour voir le résultat final. Définitivement, elle ne se reconnaîtrait jamais dans cette tenue. Elle paraissait sortit d'une autre époque, telle une héroïne de l'époque romantique, son air nostalgique complétant à merveille ce tableau.
Le Comte, ayant fini d'arranger les perles du collier autour du cou de Selenya, l'invita alors à s'assoir sur un des grans fauteuils en face du bureau. Sans dire mot, Selenya s'exécuta, expérimentant le déplacement dans ce nouveau type de vêtement avec le plus de maîtrise possible. elle prit place sur le fauteuil moelleux, et entendit le Comte dire à Ela :

« Tu fais toujours un aussi excellent travail, Ela. Il n’y a que toi qui sache conserver et sublimer la beauté naturelle de chaque créature ainsi. Vous êtes exquise ma chère Selenya. Ela a sut mettre en valeur votre beauté et votre charme sans le surcharger d’artifices ni l’étouffer. Mais êtes-vous satisfaite ? Elle ne vous a pas manquée de respect j’espère, ni ne vous a causer d’ennuis d’aucune sorte ? »

Elle tourna la tête pour regarder le Comte en face, et d'un ton serein lui répondit avec un léger sourire :

- "Elle a été parfaite, et je n'ai rien à dire sur son comportement. Ela est une personne digne de confiance pour son travail, et elle ne m'a pas dérangé le moins du monde. Je suis très satisfaite."

Ela partit donc de la pièce. Elle n'adressa pas un seul regard à Selenya, ni au Comte. Selenya crut deviner que si elle manifestait la moindre émotion à son égard, le Comte se douterait forcément de quelque chose, et chercherait à savoir de quoi elles avaient discuté. D'ailleurs, le Comte ne lâcha pas Ela des yeux. Selenya préféra faire comme si de rien était, fixant son regard sur les détails d'une magnifique peinture. La porte claqua, signifiant le départ de la servante. A présent, elle était de nouveau face a la source de ses questionnements.
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MessageSujet: Re: Passons au déssert...   Passons au déssert... Icon_minitime

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