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 Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]

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Estel Taaneï
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Estel Taaneï

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MessageSujet: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeSam 8 Aoû - 22:29

-Tu as quel âge?
-25 ans.
-Tu es jeune, dis-moi, ma belle... tes parents ne t'ont jamais dit de ne pas sortir seule le soir?
-Si je ne sortais pas, comment je ferais pour rencontrer des hommes comme toi, hmm?

L'homme en face de moi, Mickael, me regardait, un petit sourire aux lèvres. La verve d'Estelle semblait lui plaire... tout comme ses formes, d'ailleurs, comme en témoignait la lueur lubrique dans ses yeux.
Il n'était pas trop mal fait, et si j'avais eu plus de temps, peut-être lui aurais-je donné ce qu'il attendait... même le Patron était pressé, il était à court de "réserves".

-Chez toi ou chez moi? me susurra Mickael, dans un cliché grotesque, entourant ma taille fine et découverte d'une main possessive.
-Chez moi.

Piégé.

Alors que, sans vraiment trop comprendre, Mickael est entraîné dans l'arrière boutique par la poigne de fer de mon homologue vampirique, je réajuste ma jupe, vérifie que la fente est toujours correctement placée et qu'elle ne dévoile pas le fin coutelas que je cache, contre ma cuisse. Je replace le haut de manière à ce qu'il dévoile une épaule et m'apprête à ressortir du Dead Line Cafe quand soudain...

-ESTELLE!

Je déteste quand il m'appelle comme ça. De la part d'autres patrons, on pourrait croire à un simple appel pour une serveuse... de la part du Boss envers une serveuse humaine, c'est comme s'il demandait à son chien de venir au pied.

-Oui?
-Reste là. On a des clients, ça suffira pour la soirée.

Compris. Plus de sorties ce soir. C'est tables, clients et "qu'est-ce que je vous sers"? Haha. Qu'est-ce que tu peux bien leur servir d'autre que du sang?
Bah, des fois, y'en a qui me voudraient, moi. Mais, pour l'instant, le patron a toujours refusé. Jamais il ne l'avouera, mais je crois que je lui suis très utile. Il a besoin d'Estelle.
Ah! Va crever.

Le travail de tout les soirs commencent, et le sang défile sur les tables alors que les conversations vont bon train. Je tend l'oreille, discrètement, comme toujours. Tout est bon à savoir.

-Fichue Congrégation, toujours invisible...
-Pas mauvais, ce sang, on ne perçoit même pas le goût de l'anti-coagulant... doit être tout frais...
-Hey, Estelle!
-Oui?
-Regarde mon nouveau jouet!

Je connais ce vampire. Tom, un habitué. Il tire sur une sorte de laisse, et un humain, un enfant, d'une douzaine d'année, sort de dessous la table. Il est vraiment en sale état.

-Ravissant, Tom. Mais si tu as ta réserve personnelle, pourquoi tu viens ici, hein? Cache ça, avant que le patron ne te le prenne... fais-je, parfaitement détachée, voire méprisante, devant les yeux incrédules du gosse. Je ne ressemble en rien à une buveuse de sang, et il a du croire, un minuscule instant, qu'il était sauvé...
cc
Pov' petit.

Je me détourne de lui au moment précis où un client entre au Dead Line.


[Ouvert aux vampires! ^^]
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Aayon Tepes

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeMar 11 Aoû - 23:02

[HS : quand situe-tu ce topic ? Parce que après ma bagarre avec la Congreg ce seras dur de le caser dans l’emploi du temps de Môsieur Aayon ^^]

A ce moment précis, avant même que la porte ne s’ouvre pour laisser entrer le client suivant, le silence tomba sur la salle. Personne ne parla et, une demi-seconde plus tard, la porte s’ouvrit pour laisser apparaitre une silhouette sombre, au contours masculins mais néanmoins gracieux. Le Vampire franchit le seuil et la porte se referma en grinçant derrière lui, dans un silence de catacombes. Il parcourut la salle de son regard et attendit patiemment qu’on le traite avec les égards qui lui étaient dus. Ces idiots mettaient toujours une longue seconde, clignant des yeux comme s’il n’y croyaient pas, enlaçant leur copines émotive qui le dévoraient des yeux, célibataires d’un coup, avant de se réveiller et de finir par enfin prendre soin de l’invité de marque. Un serveur vampirique vint saluer le Comte en s’inclinant profondément et en lui souhaitant la bienvenue avant de prendre son manteau avec délicatesse et soin et de guider le client vers un salon plus calme réservé aux « hauts dignitaires ». Par cela, on entendait sa Seigneurie et, éventuellement, le chef du Château. Aayon sourit en traversant la salle car il remarqua une ou deux Vampiresses qui agrippaient fermement le bras de leur amant sans pour autant quitter le Comte des yeux. Leur pauvre petit ami, lui, faisait tout son possible pour les tirer de cet état d’hypnose dans lequel elles semblaient tomber. Il sourit intérieurement aussi en voyant les deux ivrognes, tout à fait humains, en pleine discussion sur le physique des Vampires sans se rendre compte qu’ils étaient entourés de buveurs de sang qui, par ailleurs, suivaient leurs délires avec un grand intérêt. Voila, c’étaient ces deux-là qui étaient le divertissement du soir. Le Comte était habitués, bien qu’il trouve cela ridicule, à ce que les Vampire attirent parfois quelques inconscient et ne les tuent pas tout de suite juste pour jouer. Par exemple, dans un coin, on voyait une jeune fille humaine, innocence incarnée, recroquevillée sur elle-même dans une attitude montrant la peur, mais avec une expression de pur plaisir, voire d’extase affichée sur le visage. C’était aisément compréhensible puisque celui qui l’avait amenée ici, son petit ami Vampire, promenait habilement ses mains sur sa peau… Mais le Comte vit autre chose, et cela lui déplut par contre. Sous une table, recroquevillé et agité de sanglots nerveux, un gosse humain était attaché à un Vampire. Il était en dessous de la limite d’âge autorisée. Pas question de laisser cela en l’état.

Arrivé dans son salon privé, le Comte s’installa confortablement dans un fauteuil un peu kitch, surchargé, tapissé de velours rouge sang, devant une belle table massive, de style baroque, taillé dans un bois vieilli par les ans. Ce que les clients normaux ignoraient, c’était que le dit salon se trouvait à l’étage, et qu’il possédait une sorte de balcon avec vu sur la salle. Parfait pour espionner sans être vu. Bien entendu, on pouvait choisir de rester au calme, dans la salle, mais le Comte aimait pouvoir observer ses congénères discuter et commenter ses faits. Il entendait tous, du plus petit murmure d’amoureux se chuchotant des mots doux aux hurlements borborygmiques des deux ivrognes. Après tout, sa Seigneurie ne va tout de même pas se mêler à ces individus. Avant que le serveur ne parte, Aayon lui ordonna plus que demanda de lui envoyer ce Vampire, Tom et son nouvel animal de compagnie et il lui fit clairement comprendre qu’il voulait être servit par sa serveuse habituelle, si agréable à l’œil et qui répondait au doux nom d’Estelle. Naturellement, le Comte s’attendait à ce que le patron lui-même vienne lui présenter ses hommages. Il s’installa donc bien confortablement dans le fond de son siège en ressassant les évènements du mois précédent et en effectuant un bilan mental.

[Hs : Estel(le), je te laisse faire le rp pour ton Patron et Tom d’accord ? ]
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Estel Taaneï
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeMar 18 Aoû - 21:27

[Dans ce cas, on le place avant le J0... j'ai complètement oublié de le dater. Au moment de la pleine lune?]

Un rapide coup d'oeil, et je sais que cette soirée est l'une des rares où Monseigneur est dans la place.
Attention, mesdames, ouvrez les yeux et fermez les cuisses, Le Comte Aayon descend parmi le commun des mortels... enfin, passez l'expression.

Alors qu'il rejoint le Salon, le patron me jette un regard type "je vois pas pourquoi Monseigneur aime se faire servir par une humaine dans ton genre, mais t'as intérêt à assurer".
Je suis bonne en décryptage des signes.

Juste avant de monter présenter ses hommages, il me lance un "va te changer".
De serveuse, j'ai l'impression d'être passée à fille de passes. Belle promotion.
Et puis, qu'est-ce qu'ils ont, mes habits? C'est une idée ridicule de devoir mettre l'uniforme du Dead Line pour le Comte, mais je ne suis pas assez suicidaire pour provoquer le boss. Peut-être, un jour...

En vitesse, la jupe noire et courte, aux lettres DLC qui s'entrelacent sur les fesses, remplace la rouge et fendue de tout à l'heure. Le haut était déjà en place, les initiales du bar sur un côté de la poitrine, l'épaule toujours dénudée.
Notez l'utilité même : faire de la pub pour un établissement dans lequel le client est déjà. Cherchez l'erreur.

Un moment de pause pour laisser place aux miévreries. Un moment de pause pour me préparer à ce qui allait suivre. Ce n'était certes pas la première fois que je rencontrai le Comte, mais c'était les moments où il fallait le mieux jouer. Il avait un regard qui donnait l'impression de tout voir.
Et j'étais sûrement la personne dont il ne devait absolument rien découvrir. Le Sommeil. La Congrégation. Les Livres de Memories of Babel. Toutes ces informations entre ses mains...
Il fallait plutôt penser à autre chose.
Qu'allait-il demander? Faudrait-il "ouvrir" les deux gars en bas? Ou profiter de celui que j'avais ramené _comment il s'appelait déjà?_ ? Taper dans la réserve, les grands crus des hôtes de marques?
Je n'avais goûté le sang qu'en de très rares occasions. Simplement pour voir. Impossible pour moi de distinguer toutes les saveurs qu'ils semblaient y trouver. Ni la moindre différence.
Excepté peut-être pour les boissons interdites au moins de 70 ans. Le sang des ivres morts et des camés. Il m'est arrivé de percevoir le goût de l'alcool, très subtil, ou même de l'héroïne. Si j'en suis capable, moi l'humaine, je comprends aisément les restrictions sur ces sangs pour les vampires...
Même au Dead Line Cafe, on a nos ivrognes. Mais on les évince du mieux qu'on peux. Un ivrogne violent est un agneau face à un ivrogne violent
vampirique...
Lorsque je rejoint le Salon, il est encore plein des compliments et des flatteries du patron.
Le seigneur des vampires ne s'en lasse jamais? Je ne suis même pas sûre que, occupé par louer sa présence, il lui ai souhaité la bienvenue...

-... un véritable honneur, vraiment, et je pense, non, je sais, que... que votre présence illumine...

Blablabla...
Finalement congédié, avec... patience, le patron se retire, non sans me jeter un regard supplémentaire d'avertissement.
Quelle ironie... la réputation du Dead Line entre les mains de sa serveuse humaine...

Au moment où le Comte s'apprête à m'adresser la parole, il est coupé par l'arrivée de Tom et de son... jouet. Au regard inquiet du vampire et à la froideur de Monseigneur, je sens qu'on va bien s'amuser.
J'aime quand les buveurs de sang se déchirent entre eux. Surtout que le Seigneur des Vampires a eu la parole coupée...

-Vous m'avez fait demander, Monseigneur?

C'est presque s'il ne se pisse pas dessus.
Aayon ne parle pas. L'autre doit être terrifié. Est terrifié.

-J'ai justement amené un présent qui devrait vous plaire et... tente-t-il même de se rattraper, filant un coup de pied au gamin pour qu'il avance. Il lui a sûrement brisé ou félé une côte au passage, voire plusieurs, d'après les gémissements agaçants du môme.

J'observe Aayon avec attention, sans avoir l'air d'y toucher, en bonne serveuse effacée. Quelle va être sa réaction?
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Aayon Tepes

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeMer 26 Aoû - 22:16

Soudain, on frappe à la porte. Le bruit tire Aayon de ses pensées et il donne la permission d’entrer. De l’autre côté de la porte, le chef de l’établissement lisse rapidement ses quelques cheveux, arrange son col, s’éclaircit la voix d’un toussotement peu discret que le Comte entend à travers la porte et qui le fait sourire. Finalement, l’invité entre et tout de suite, il s’incline profondément, cognant presque son front contre le sol. Le Comte ne bouge même pas, affichant une expression de neutralité froide et détachée. Le « Boss » se relève et se lance de suite dans un discours de louanges d’un parfait cliché. Il cherche parfois ses mots, tentant de trouver l’expression la plus flatteuse. Mais le Comte reste insensible et les coups d’œil de l’homme se font de plus en plus inquiets. En effet, le Chef du Dead Line ne sait pas ce que le Comte pense. Ce Buveur de sang reste aussi impénétrable qu’une statue et cela fait peur au « boss ». Si Aayon n’était pas content ? S’il n’était pas satisfait ? Alors il continue, de moins en moins sûr de lui… jusqu’à ce qu’Estelle fasse son apparition. A ce moment, le Comte interrompt le discours élogieux et remercie le « boss » de son accueil tout en souriant d’un air un peu ambigüe. Le pauvre homme sort en étant assez déboussolé. Il déteste ne pas deviner si un client est satisfait ou pas…

Alors, Aayon reporte toute son attention sur la jolie serveuse. Il lui jette un rapide coup d’œil d’expert, l’examinant de haut en bas, puis il ouvre la bouche. Mais, à ce moment, la porte s’ouvre à la volée et Tom entre gauchement. S’il avait été humain, il serait essoufflé d’avoir courut dans l’escalier. De plus, il semblait tellement énervé - par fierté d’avoir été demandé par le Comte ou par inquiétude ? – qu’il enchainait les gaffes… Mais Aayon ne répond rien. Il se contente de le toiser avec un tel air de mépris, de supériorité et peut-être avec un brin de sadisme que le pauvre Vampire se recroqueville sur lui-même, comme si on venait de lui asséner un coup. Il attend un peu, se dandine d’un pied sur l’autre… Le Comte ne bouge toujours pas d’un cil et le silence devient de plus en plus pesant.

Aayon, lui, passe en revue mentalement tous les moyens de tuer ce stupide Vampire. Lui arracher la tête ? Cela salit les doigts. La faux alors ? Il faudrait supporter de rester dans la même pièce que les restes du Vampires… sans parler du fait que son sang tacherait tout… Le chant ? Mais Estelle en subirait aussi les conséquences, et cela serait vraiment dommage. Interrompant la réflexion intense du Comte (qui devenait de plus en plus agacé par ce Vampire ) Tom mis en avant l’enfant, raison même de sa présence ici. Le gosse, lui, après avoir gémit à cause de la douleur (en même temps, une côté cassée de plus ou de moins, vu son état, il n’en était plus à si peu ) se mit à adorer Tom et à le trouver même bon maître lorsqu’il comprit à qui on le transmettait. Mais personne ne lui demandait son ami et un simple regard du Seigneur des Vampires suffit à faire taire ses couinements désespérés. Le Comte laisse encore quelques secondes de silence, sans quitter Tom des yeux. LE Vampire est de plus en plus mal à l’aise… Finalement, Aayon sourit aimablement et rassure le Vampire d’un ton amical :

« C’est un beau présent que tu me fais là, Tom. Tu as dut te donner beaucoup de mal pour attraper cet animal. Tu as ma gratitude la plus sincère. Mais, dit-moi, mon ami, as-tu déjà but ce soir ? Peut-être pourrais-je te remercier en t’invitant boire et discuter tranquillement dans mes quartiers privés, à la Crypte un soir ? Cela me ferait plaisir que tu acceptes… »

Bien entendu, par « quartiers privés » le Comte n’entendais pas son caveau, mes ses couloirs… et l’invitation à boire un coup… disons que c’était Tom qui fournissait le sang… Mais inutile de le préciser à un Vampire si intelligent. Donc, après avoir fixé la date du rendez-vous, le Comte garda l’enfant et congédia le Vampire que trop content d’avoir réussi à en réchapper à si bon compte – en remontant dans l’estime du Comte puisqu’il l’invitait à boire, s’il vous plait !

Quel idiot.

Une fois débarrassé du gêneur et le gamin recroquevillé dans aux pieds du Comte, comme un bon chien tremblant, Aayon se tourna de nouveau vers Estelle, adoptant son expression aimable d’être supérieur. La serveuse était jolie, mais pas question de se rabaisser à la traiter en égale. Primo, parce qu’elle était humaine. Secundo, parce que justement, elle était serveuse. Comme cela le disait si bien, c’était à elle d’être aux petits soins pour le Comte, pas l’inverse.

« Bonsoir, ma chère. Veuillez m’excuser de ce petit contretemps. Avez-vous encore dans vos caves de cet excellent cru M. Shark 1506 ? Apportez-moi en une bouteille, je vous prie. Ah, et prenez donc quelque chose pour vous en revenant : nous avons à discuter… »

Et le Comte attendit que la jeune femme parte chercher la bouteille répertoriée par la première lettre du prénom de la victime, du nom de famille et de l’année de la « mise en bouteille ». Et oui, Meyna ne le savait pas, et d’ailleurs, le Comte ne l’emmenait jamais au Dead Line à cause de cela, mais tout au long de ses années humaines chez Aayon, le sang qu’elle avait dut donner avait fini mit en bouteille tant il plaisait à Monseigneur. Alors il en avait fait une petite réserve, au cas où, inéluctablement en fait, elle finirait par faire une bêtise ou deviendrait Vampire. Cependant, le Comte n’avait pas prévu que même Vampire, son sang en resterait tout à fait comestible pour lui. Mais l’humain était meilleur. Bien meilleur.
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Estel Taaneï
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeMar 1 Sep - 18:43

Tout en descendant les escaliers, je me triture l'esprit. Que peux me vouloir le Seigneur des Vampires?
S'il avait le moindre doute à mon sujet, il ne m'aurait sûrement pas demandé de prendre un verre avec lui... Alors?

Bah, de toute façon, je ne trouverais pas. Autant penser à autre chose.
Par exemple, à la manière particulièrement (dé)plaisante dont il va tuer Tom.
Car c'est ce qu'il va faire. A l'abri de tout les regards, le Vampire va laisser exploser sa colère contre celui qui a bafoué ses règles devant d'autres sujets et, pire, devant moi, simple humaine.
Peu de règles régissent le monde vampirique, et je ne suis pas au fait de toutes. Mais si les esclaves humains sont parfois tolérés, je crois bien que l'enfant est trop jeune.
Et, plus qu'une invitation, le ton de Monseigneur, quelque temps plus tôt, s'apparentait à celui d'un prédateur tentant de séduire sa proie. D'une plante carnivore à l'odeur délicieuse, invitant l'idiote mouche à venir se suicider entre ses crocs.

Dans la cave, je ne mets pas longtemps à dénicher le M.Shark. Le Comte en prend presque à chaque fois qu'il vient, mais il y a une telle provision... quoiqu'elle ne durera pas éternellement. Qui a-t-il saigné à ce point? Où a-t-il prélevé du sang régulièrement sur sa proie?

Au passage, j'attrape une des rares boissons humaines du bar. Un jus de tomates.
Bonjour l'ironie.
Pas que j'ai vraiment soif, mais aucun vampire ne tolère qu'on désobéisse à ses ordres, alors le Comte... même si cet ordre est formulé avec toute la gentillesse (ou la condescendance) du monde, il reste un ordre.

De retour dans le salon privé, je sers un fond de verre à Monseigneur, qui teste avec la mine d'un véritable expert _qu'il est, à n'en pas douter_ le sang, avant de le remplir véritablement.

Mon verre, au rouge plus clair, est en face du sien, mais je ne m'assois ni ne parle avant qu'il ne m'adresse la parole.
Je ne suis pas comme Tom. Ce n'est pas parce qu'il semble m'accorder un peu d'intérêt que je perds toute tenue en oubliant où est ma place.
Et il n'est pas de mon rang, ici, de m'asseoir en face d'Aayon, de siroter mon verre et de dire "alors mon pote, qu'est-ce qu'il y a?"

J'attends donc patiemment qu'il prenne le contrôle de la conversation.
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Aayon Tepes

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeDim 6 Sep - 22:36

Enfin, Estelle revint avec, dans une main, un verre de jus de tomate et, dans l’autre, un plateau en platine ciselé avec une adresse extrême. Dessus, un verre en cristal le plus pur était posé. Il avait une forme adaptée et spécialement étudiée pour la consommation de vin. En effet, sa forme permettait à la liqueur de dévoiler tous son arôme, son bouquet et sa robe. On pouvait en apprécier ainsi les moindres nuances. La bouteille, trônant à côté du verre, trahissait à sa finition qu’elle contenait un breuvage des plus nobles. Lorsque Estelle versa un fond de sang dans le verre, le Comte prit celui-ci et le porta à hauteur de ses yeux où il tourna lentement l’objet entre ses doigts, à gauche puis à droite, appréciant la robe couleur rubis, inspectant son influence sur les rayons de lumière qu’elle colorait de différentes nuances de rouge. Il gouta ensuite en fin gourmet au parfum métallique mais néanmoins fruité et délicat du sang. Enfin, il daigna poser ses lèvres contre le cristal et en but une gorgée qu’il garda longtemps, en véritable expert, dans sa bouche avant de l’avaler et de reposer son verre avec un signe de tête à Estelle. L’humaine le rempli alors sans perdre une goutte du précieux liquide. Elle repose la bouteille avec soin et reste debout, en face du Comte en attendant qu’il parle ou l’autorise à s’assoir.

Bon point pour elle : elle se tient à sa place. Une des raisons pour lesquelles il aime bien qu’elle le serve. Elle semble comme… gelée par son rôle de serveuse pour succomber si facilement au charme du Comte. Elle n’est donc pas nerveuse au point de renverser tout partout, ne rougit pas n’importe quand, ne se tortille pas bêtement sur place en baissant les yeux, ne tente pas d’obtenir ses faveurs. Enfin un peu de calme et un service de qualité ! Cependant, le Comte l’ignore pendant un petit moment, juste histoire de la tester et de savourer sa position. Ce n’est qu’une humaine certes, mais cela fait toujours du bien de se sentir Roi. Il prend donc délicatement son verre, en sirote une gorgée et laisse s’épanouir sur son palet la complexité de la saveur du sang tout en laissant les douces effluves du liquide rubis caresser son nez. Il en reprend une gorgée, qu’il apprécie tout en reposant son verre et en faisant (enfin) signe de la main à Estelle de prendre place en face de lui.

Une fois qu’elle est assise, il reste un instant encore, le verre de nouveau dans sa main, porté régulièrement à ses lèvres, et le regard rivé sur la jeune femme. Mais c’est un regard où brille une certaine malice, un regard examinateur. Est-elle réellement qualifiée pour ce qu’il allait lui demander de faire ? Pouvait-il lui faire confiance sur ce point ? Comment allait-elle réagir ? Comment allait-elle se comporter ? Et puis, elle n’était pas désagréable à la vue… Finalement, il se décida à parler :

« Ma chère Estelle, depuis quand travaillez-vous ici ? Si je ne m’abuse, vous êtes très efficace en ce qui concerne la fourniture d’un nouvel approvisionnement, n’est-ce pas ? Malheureusement, de nos jours, les grands cru se font de plus en plus rares… et les bonnes bouteilles finissent par être consommées… »


Il finit sur une note nostalgique, laissant une demi-seconde de pose, avant de reprendre d’un ton cordial mais supérieur.

« Bien sûr, je ne doute pas que vous faites de votre mieux pour approvisionner cet établissement avec du sang de qualité, mais, malgré votre incomparable talent, je n’ignore pas que la cave continue de se vider… Peut-être… Peut-être que les membres de cette organisation d’humains… la Congrégation de l’Ombre je crois, possèdent un sang de qualité supérieur… Qu'en pensez-vous, ma chère ? Ne serais-ce pas une solution pour préserver et même augmenter le prestige de ce lieu ? »
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Estel Taaneï
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeLun 7 Sep - 18:28

Comme toujours, quelque soit le vampire, je ne suis à peine mieux considérée qu'un élément du décor.
Moi, et le gosse toujours recroquevillé aux pieds du Comte, si insignifiant qu'il pourrait aussi bien ne pas être là, nous ne sommes rien, à leurs yeux.
Des humains. Des esclaves.

La différence entre Babel et Transylvania c'est qu'ici, les humains ne l'ont pas encore réalisé.

Le Comte m'ignore, dégustant son sang. En toute franchise, il est bel homme (ou presque). Il suffit de voir les regards que lui jette toute la gent féminine et une partie de la masculine pour comprendre qu'il est sans nul doute sujet à de nombreux fantasmes.
S'il était humain, il serait surement l'objet des miens, aussi, d'Estel comme d'Estelle.
Mais il ne l'est pas. C'est un vampire. Un suceur de sang. Un de ceux qui ont dégusté ma mère aussi raffinement que le sang que celui-là en boit un autre. Et ça suffit à me refroidir illico. Je ne pourrais jamais apprécier la vue d'un des leurs, quelque soit sa beauté extérieure.

Après un instant, il me fit signe de prendre place. Forcément, il n'allait pas continuer de m'ignorer, alors qu'il m'avait demandé de prendre de quoi boire...
C'était presque aussi dérangeant que d'être un élément du papier peint. Le Comte me scrutait sans parler, buvant toujours le liquide carmin.
Malgré tout, j'étais mal à l'aise, hésitant entre boire, lui rendre son regard ou baisser les yeux. J'optais pour un compromis, tendant lentement ma main vers le verre.
J'étais donc verre en main, et prête à le regarder lorsqu'il m'adressa la parole.

« Ma chère Estelle, depuis quand travaillez-vous ici ? Si je ne m’abuse, vous êtes très efficace en ce qui concerne la fourniture d’un nouvel approvisionnement, n’est-ce pas ? Malheureusement, de nos jours, les grands cru se font de plus en plus rares… et les bonnes bouteilles finissent par être consommées… »

Je savais pertinemment qu'il n'était pas à moi de répondre. Pas tant qu'il n'avait pas fini, ou ne m'avait implicitement invitée à le faire. Une question simple faisait rarement partie de ces invitations, aussi restais-je coite, attendant la suite qui ne tarda pas.

« Bien sûr, je ne doute pas que vous faites de votre mieux pour approvisionner cet
établissement avec du sang de qualité, mais, malgré votre incomparable talent, je n’ignore pas que la cave continue de se vider… Peut-être… Peut-être que les membres de cette organisation d’humains… la
Congrégation de l’Ombre je crois, possèdent un sang de qualité supérieure… Qu'en pensez-vous, ma chère ? Ne serais-ce pas une solution pour préserver et même augmenter le prestige de ce lieu ? »


Qu'est-ce que c'est que ce coup fourré?
Dissimulant ma surprise en buvant une gorgée du jus de tomate, savourant le goût pour me laisser le temps de la réflexion, toutes les conséquences dues aux différentes réponses que je pourrais donner m'apparurent.
Tout était extrêmement risqué pour mon double jeu. Surtout avec le peu d'informations que la phrase du Comte me donnait. Qu'allait-il tenter? Que je tue des membres? Que j'en ramène?
Mais comment les identifierais-je, si je n'étais qu'une serveuse, comme il le pensait?
A moins qu'il ne me pense capable de les trouver. Dans ce cas, où je ne sortirais jamais vivante d'ici, car il m'avait percée à jour, où il allait me demander de m'infiltrer à la Congrégation!
La poisse me colle à la peau.

-Je vous remercie de votre compliment sur la qualité de mon travail, Monseigneur, commençais-je, sans m'autoriser pourtant un sourire flatté.

Je ne faisais que le remercier de sa politesse et de son introduction servant à introduire sa question, après tout. Ce n'était pas comme s'il allait s'abaisser à réellement complimenter un humain... Je faisais, à mon tour, preuve de cette même politesse feinte tentant de dissimuler la véritable teneur de la demande, en répondant aux premières questions, dénuées d'intérêts à ses yeux.

-Je travaille ici depuis deux ans, déjà, et il est vrai que les meilleures bouteilles, parce que très prisées de nos hôtes de marque, finissent par se finir... Je n'ignore pas l'existence de cette organisation...

Devoir parler de la Congrégation comme d'un ramassis d'insectes portant l'opprobre sur ma race, d'un désagrément dont je souhaitais et la disparition immédiate et l'absolution pour les fautes de ces décérébrés par la race supérieure des vampires était devenue une seconde nature dans mes mots et mes mimiques qui paraissaient même tentées d'être dissimulées, au point que si je ne le savais pas, je m'y laisserai prendre. Je n'avais pas besoin de m'y contraindre, parler de ce sujet avec des vampires donnait aussitôt l'illusion qu'Estelle les méprisait par dessus tout.

-... mais, pardonnez ma remarque indiscrète, Monseigneur, le sang de ceux qui se permettent d'haïr les vampires et de lever la main sur eux ne serait-il pas, parmi tout ceux dont regorge Babel, le pire que nous puissions servir?

Si j'avais été seule, si je n'avais pas eu en face le Roi de ceux que je détestais plus que tout au monde, j'aurais éclaté de rire. A m'entendre, j'étais vampire dans l'âme. Je leur étais dévouée, corps et âme, les reconnaissant comme espèce supérieure, et ayant accepté ma place d'esclave avec joie, méprisant les miens qui ne connaissaient pas la leur, et sachant que le jour du triomphe des Créatures de la Nuit, je serais du côté des Vainqueurs. Abject.
Au lieu de ça, je baissais les yeux, paraissant presque honteuse et horrifiée d'avoir osé questionner Monseigneur, faisant doucement tourner le liquide rouge dans mon verre, comme fascinée par le mouvement de ce breuvage couleur sang.
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Aayon Tepes

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeLun 7 Sep - 23:32

Décidément, ces humains n’entendaient rien à ce qui fait d’un sang un grand cru. Aayon l’observa un instant alors qu’elle baissait les yeux d’un air presque désolé. Comme si elle avait peur d’être allée un peu trop loin et de ne plus être à sa place. Il sourit intérieurement et cru bon de la rassurer, sans parler du fait qu’il allait patiemment lui expliquer les secrets concernant les grands cru :

« Allons ma chère, ne vous sentez pas honteuse ni inquiète de poser des questions : je vous ai invitée à discuter avec moi, non pas à approuver sans réfléchir tout ce que je dit. Ne craignez rien, au contraire : je trouve cela intéressant d’avoir un point de vue humain sur la question. Je vais donc vous expliquer ce qui fait tout l’attrait du sang humain… Voyez-vous… ou bien non, je vais vous montrer… »


Et, avant qu’Estelle n’ai put faire quoique ce soit, le Comte avait sortit une petite lame et entaillé légèrement le cou de la serveuse. La jeune femme sentit en même temps que le contact froid de l’acier, le contact glacial mais doux de la main ferme du Comte qui la maintenait en place. Il posa ensuite ses lèvres de velours à l’endroit de la blessure et dégusta quelques gorgées du précieux liquide. Cela faisait bien longtemps qu’il espérait avoir l’occasion de gouter au sang d’une humaine ne craignant pas les Vampires et trahissant sa propre race… il s’attendait à avoir une surprise, et bien celle-ci fut en effet de taille !

Le gosse, lui, poussa un cri de surprise qui se transforma en couinement de terreur. Pour lui, le Comte venait de se "téléporter" à côté de la serveuse et il lui mordait le cou. Bien fait pour elle! Mais il n'avait pas vu la lame ni aucun des préparatifs du Comte.

Il relâcha la jeune femme et retourna s’assoir tranquillement comme si de rien n’était. Le sang gouttait encore lentement de l’entaille : Estelle aurait une cicatrice ou une marque pendant quelques temps…

« Comme je le disais, le sang doit sa saveur à plusieurs disons… composés. N’ayez-crainte, vous n’allez pas vous transformer : je ne vous ait pas mordu. Cependant, je peux dire, rien que grâce à ces quelques gouttes de sang, que vous avez une alimentation assez équilibrée et plutôt saine pour les conditions actuelles des humains. Mais je ne vous apprends rien de nouveau puisque vous savez déjà que les alcooliques et les drogués humains ont un sang… enfin, il a des effets étranges sur nous. De plus, on peut, avec beaucoup d’entrainement et de connaissance, arriver à se faire une idée très approximative du caractère de la personne à qui appartient le sang. Ainsi, ma chère, le sang d’hommes et de femmes courageux est souvent celui qui a le plus de parfum. Ce sont les grands cru en quelques sortes. Vous comprenez-donc que la Congrégation peut regorger de bon litres à mettre en bouteille… Certes, quelques Vampires pourraient être choqués d’apprendre que celui qui se trouve dans leur verre à tué un membre de leur famille, mais… cela en vaut la peine. »


Puis il marqua une pause, ne la lâchant pas du regard, une lueur malicieuse dans ses yeux allumés d’un feu gelé. Il avait omis de lui parler du fait qu’elle faisait partie de ses « grands crus » (ce qui au final n’était pas étonnant) mais qu’elle n’avait pas un caractère qui se pliait si facilement à la reconnaissance de la domination des Vampires. Trop de fierté. Trop… d’orgueil peut-être ? Et puis elle était déterminée. A quoi ? Cela restait à découvrir. Mais ce n’était pas le genre de personne à se coucher en couinant devant le plus fort en espérant qu’il épargne votre misérable vie en échange d’un service… Loin de là… En réalité, elle ressemblait plus aux genre de personne qui pourrait faire partie de la Congrégation selon les critères du Comte. Sans parler d’un détail des plus infimes : son sang avait cet arrière-gout acidulé qu’ont les sangs des « presque-humains » : les sorciers. Surprenant pour une serveuse au Dead Line, n’est-ce pas ?

« J’espère que vous comprenez-mieux à présent ce que j’espère trouver dans les prochaines bouteilles que vous me servirez… Alors, pensez-vous pouvoir appâter et amener des membres de la Congrégation ici ? J’aimerais, si vous en trouvez, mais je vous fait confiance, pouvoir examiner le fruit encore entier avant qu’on en tire le jus, si vous voyez ce que je veux dire… »

Il venait de sous-entendre assez clairement qu’elle devait se débrouiller pour trouver des membres de cette organisation. Et tous les moyens étaient bons pour y arriver. Mais la question qui se posait à présent était : faisait-elle déjà partie de ces rats et jouait-elle les espions pour leur compte, ou allait-elle chercher à infiltrer la Congrégation avec sa nouvelle mission au cœur de ses préoccupations ? Ou peut-être agissait-elle pour son propre compte ? … Et peut-être (mais il y avait moins de chances) était-elle réellement la jeune serveuse alliée aux Vampires dans son unique intérêt ?
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Estel Taaneï
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeMar 8 Sep - 19:26

« Allons ma chère, ne voussentez pas honteuse ni inquiète de poser des questions : je vous ai invitée à discuter avec moi, non pas à approuver sans réfléchir tout ce que je dit. Ne craignez rien, au contraire : je trouve cela intéressant d’avoir un point de vue humain sur la question. Je vais donc vous expliquer ce qui fait tout l’attrait du sang humain… Voyez-vous… ou bien non, je vais vous montrer… »

La phrase tant que le ton condescendant, passant presque pour un réel souci de ce que je pouvais ressentir, me fit relever les yeux. J'eus à peine le temps de discerner une lame que déjà la douleur dans mon cou était là, et le Comte s'abreuvait de mon sang.
J'éliminai vite la possibilité qu'il soit en train de me "boire" ou de me transformer. La douleur s'estompait déjà et venait vraiment d'une lame, et non de crocs. J'en était certaine, ayant déjà senti la morsure de l'acier sur ma gorge à une ou deux reprises.
Mais pourquoi buvait-il mon sang? Il était si proche... beaucoup trop proche.
Je frissonnai. Cela passerait surement pour de la peur, voire même pour du désir, nul doute que le Comte se savait irrésistible, mais c'était du dégoût. Celui de le savoir aussi près, de sentir contre moi sa peau solide et glacée.
Quoiqu'il décide de faire, j'étais à sa merci, aussi déplaisant soit-il de l'admettre. Même la lame attachée à ma cuisse ne me servirait à rien : elle n'était pas faite d'argent béni. Il serait ennuyeux que les vampires tentant de me mettre la main aux fesses se retrouvent brûlés...
Déjà, il était retourné s'asseoir, si rapidement que j'avais tout simplement l'impression qu'il n'avait pas fait un seul geste.

« Comme je le disais, le sang doit sa saveur à plusieurs disons… composés. N’ayez-crainte, vous n’allez pas vous transformer : je ne vous ait pas mordue. Cependant, je peux dire, rien que grâce à ces quelques gouttes de sang, que vous avez une alimentation assez équilibrée et plutôt saine pour les conditions actuelles des humains. Mais je ne vous apprends rien de nouveau puisque vous savez déjà que les alcooliques et les drogués humains ont un sang… enfin, il a des effets étranges sur nous. De plus, on peut, avec beaucoup d’entrainement et de connaissance, arriver à se faire une idée très approximative du caractère de la personne à qui appartient le
sang. Ainsi, ma chère, le sang d’hommes et de femmes courageux est souvent celui qui a le plus de parfum. Ce sont les grands cru en quelques sortes. Vous comprenez-donc que la Congrégation peut regorger de bon litres à mettre en bouteille… Certes, quelques Vampires pourraient être choqués d’apprendre que celui qui se trouve dans leur
verre à tué un membre de leur famille, mais… cela en vaut la peine. »


Tu penses que j'ai une alimentation équilibrée... Pour la Congrégation, Estel est sensé vivre en famille, avec de bons petits plats... Pour les vampires, d'une ils ne tolérerait jamais que mon odeur les indispose, comme celle dont l'alimentation altère le sang, et de deux, pour appâter les clients, mieux vaut être fraîche, blanche et attirante que shootée, jaunie et repoussante...
Le reste de la phrase me gela sur place. Il pouvait déterminer le caractère d'une personne. Avec son sang. Je pouvais être la plus grande menteuse de la ville, la meilleure actrice de Babel, mon sang, lui, ne mentait pas.
Qu'avait-il appris au Chef des Vampires? Car il faisait sans nul doute partie de ces quelques personnes capables de décrypter le sang...
Rien ne pouvait montrer que je le trahissais. Ou que j'étais membre de la Congrégation. En revanche, mon caractère, celui d'Estel et celui que je jouait avec Estelle étaient différents, et cela, il devait l'avoir noté.

« J’espère que vous comprenez-mieux à présent ce que j’espère trouver dans les prochaines bouteilles que vous me servirez… Alors, pensez-vous pouvoir appâter et amener des membres de la Congrégation ici ? J’aimerais, si vous en trouvez, mais je vous fait confiance, pouvoir examiner le fruit encore entier avant qu’on en tire le jus, si vous voyez ce que je veux dire… »

Non seulement il me demandait de ramener du sang d'hommes de la Congrégation, mais de lui ramener les hommes en question?
De toute évidence, il n'avait pas idée de la difficulté qu'on pouvait avoir à rentrer dans l'organisation.
Mais je n'avais pas le choix, si je ne voulais pas finir en grand cru, à mon tour.

-Je devrais pouvoir y arriver, Monseigneur. Il me suffira de ramener des informations plutôt que des humains. Permettez-moi de prévenir le patron du Dead Line Cafe, s'il vous plaît. Je ne voudrais pas vous être servie dans un verre de cristal parce qu'il aura prit ma collecte d'informations pour une trahison...

Je me mordit la lèvre, comme si j'avais commis l'erreur de dire ce que je pensais et me retenais d'exprimer face à un être supérieur, alors que la tentative d'ironie était volontaire. Le Comte avait perçu ma personnalité dans mon sang, et je devais jouer finement pour lui faire croire que cette personnalité était simplement bridée face à des être que je ne pouvais combattre, une fausse humilité pour protéger ma vie. Qu'il en déduise que j'avais compris qu'il avait saisi mon caractère n'était pas un souci majeur, à l'instant.
Ma préoccupation tournait en rond dans mon esprit : qu'est-ce que mon sang avait bien pu lui apprendre?
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Aayon Tepes

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeDim 27 Sep - 16:00

Le Comte écoutait attentivement la réponse de la jeune femme. Il s’était rassit rapidement et avait à présent le menton appuyé sur le dos de sa main gauche, le verre presque vide dans la droite. Il restait impassible, mais l’éclat de ses yeux trahissait une sorte d’amusement, un amusement malsain de prédateur regardant sa proie déjà condamnée avant même que celle-ci ne sache qu’elle était chassée. Lorsqu’elle parla de demander la permission au patron du Dead Line, Aayon fit un simple geste quelque peu impatient pour lui donner l’autorisation. Elle n’avait même pas eut le temps de finir sa réponse. Mais le Comte se figea une nanoseconde. Plus que le comportement de la jeune femme, c’est le mot « trahison » qui le fit tiquer. Mot détestable et dont la signification n’était que trop connue d’Aayon… Justement, on en revenait à cette question : si elle faisait ou allait faire partie de la Congrégation, qui trahirait-elle ? Qui trahissait-elle déjà en ce moment même ? Les humain en étant du côté des Vampires ? Ou les Vampires en jouant déjà le rôle d’espion infiltré pour le compte de la Congrégation ? Comment savoir…

« Je devrais pouvoir me contenter d’informations pour le moment, même si je préfèrerais les humains vivants qui possèdent ces informations… J’attends cependant à ce qu’elles soient les plus complètes et précises possibles. A ce propos… »


Mais quelqu’un frappa à la porte, interrompant le Comte. Ce-dernier crispa un instant ses doigts autour du verre, sans pour autant le briser, avant de calmer son irritation. Il jeta un ordre au gamin toujours recroquevillé à ses pieds et celui-ci fila ouvrir la porte, baissant la tête alors que le patron du café entrait, suivit de deux employés portant des caisses de bouteilles. Celles-ci provenaient des différents « nids » de Vampires dispersés à travers le monde qui devaient verser une taxe – un litre de sang par victime – au Seigneur et les bouteilles arrivaient tous les 25 ou 50 ans au Dead Line où le Comte sélectionnait celles qu’il voulait pour sa propre cave. Bien sûr, le Comte surveillait étroitement ses vassaux, rasant le château et massacrant Vampires et parfois humains s'il sentait une rébellion prête à éclater. Dans le cadre de cette surveillance, il recevait souvent des comptes rendus dans lesquels figuraient diverses informations, comme la population de Vampires, celle d'humains, les actes de naissance et de décès (surtout chez les sorciers, jugés "potentiellement dangereux") etc. Ainsi, non seulement le Seigneur de Babel pouvait donner ses ordres, mais il se constituait une véritable archive contenant des dossiers sur les familles de sorciers dont le pouvoir, dans les "réserve" ne restait jamais secret bien longtemps. On ne sais jamais qu'ils décident de venir s'installer à Babel et, pourquoi pas, de rejoindre ces rats agressifs...

Le patron s’avança jusque devant le Comte, s’inclina très bas et déposa une liste sur la table. Le Maître des Vampires s’empara du papier avant qu’Estelle ne puisse voir de quoi il s’agissait et il se mit à le feuilleter activement, ses yeux de sang volant de caractères en caractères. Sentant que le Comte était déjà irrité, le patron décida de ne pas interrompre sa lecture. De toute façon, c’était inutile : Aayon savait parfaitement de quoi il s’agissait, vu que le patron s’était déjà plaint auprès de lui des mauvaises cargaisons qu’ont lui envoyait dernièrement. Aayon referma le livret et le reposa sur la table, face non imprimée vers le haut. Aucune chance qu’Estelle arrive à lire quoique ce soit.

« Il semblerait que notre cher ami se laisse aller ces temps-ci… Ou alors qu’il ne m’est plus si… fidèle. J’enverrais quelqu’un vérifier ce que « Monseigneur » Sergeï prépare. Cela devrait régler ces problèmes de marchandise de basse qualité. Envoyez les crus Hersk, Nating, Carrol et Wisniak à la Crypte. »


Le patron remercia le Comte, s’inclina et se prépara à sortir, les deux autres Vampires sur ses talons, mais le Comte l’interrompit avant qu’il ne passe la porte.

« A ce propos, il m’a semblé lire que l’arrivage contenait une bouteille d’un Taaneï… N’est-ce pas une famille de sorciers ? C'est une rareté dans ces contrées... Qui est la victime de Sergeï ?
- La femme. Celle qui changeait les couleurs.
- N’est-ce pas elle qui a eut ce gamin… comment s’appelait-il déjà ? …
- Estel, monseigneur. Si, c’est bien sa mère.
- Un jeune sang donc… quelle date ?
- Il y a une vingtaine d’année, même moins, Monseigneur. Voulez-vous que je le rajoute aux crus allant à la Crypte ? Ou peut-être préférez-vous en goutter un peu maintenant avant de vous décider ? »

Le patron retira alors précautionneusement une bouteille sombre du lot apporté par les Vampires et en versa un échantillon dans un verre propre qu’il tendit au Comte. Il s’inclina derechef avant de quitter le salon privé, laissant la bouteille correctement refermée sur la table. De nouveau seul, le Comte, jeta un regard vers la jeune femme, avant de rappeler le gamin qui venait docilement de refermer la porte. Il remua machinalement le sang dans son verre tout en parlant à la jeune femme.

« Comme je le disais, j’attends de vous à ce que les informations que vous me fournirez soient complètes précises et surtout véritables. Pas d’entourloupe, pas de mensonge et pas de… trahison. »

Tout en parlant, son esprit travaillait à analyser le sang de la jeune femme dont le gout persistait encore sur son palet. Une sorcière, c’était sur. Malheureusement, le sang ne révèle pas le pouvoir des sorciers. Quel était le sien ? Séduction ? Vu comment elle était faite, elle n’avait pas besoin de pouvoir pour cela… Alors quoi ? Mais il y avait aussi autre chose dans ce sang… quelque chose que le Comte n’identifiait pas encore. Comme si le sang avait… deux arômes ? Serait-elle schizophrène ? Non, ce type de sang à une dualité bien plus prononcée… Finalement, il décida qu’il avait tiré autant d’informations qu’il le pouvait des quelques gouttes dégustées et se remit à savourer le contenu de son nouveau verre. Bouquet délicat. Belle robe. Ce n’était pas un mauvais cru, mais il y avait mieux… le pouvoir amusant mais inutile de la femme avait du jouer la dedans. Dommage. Pourtant, le gout lui rappelait vaguement quelque chose… ou quelqu’un… Aurait-il déjà mordu un des membres de sa famille ? Ce gamin disparut… Estel, serait-il passé entre ses crocs ? Estel… Estel… ou Estelle ? Comment serait-ce possible. Elle avait eut un fils. A moins que…

« En parlant de trahison, comme vous êtes humaine, je suis en droit de me demander si vous ne trahirez pas les Vampires et ne rejoindrez pas cette Congrégation. Quelles raisons vous poussent-elles donc à rester dans le camps de ceux que la plupart des humains qualifient de monstres et d’ennemis ? »
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Estel Taaneï
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeSam 3 Oct - 15:51

Je fronçais les sourcils alors que le Comte me répondait. Mais de quoi est-ce qu'il parlait? De toute évidence, nous n'étions pas sur la même longueur d'ondes... Comme c'est étrange!

Mais, avant que je ne puisse répondre, non, avant même que Aayon n'ai
fini sa phrase, la porte s'ouvrit sur le Boss, qui coupait la parole du Comte. Deux fois que ça arrivait dans la soirée. Combien le Comte allait-il en laisser passer?
Il portait une lourde caisse, que j'aurais sûrement été incapable de simplement
bouger, et je reconnut le tintement clair des bouteilles de sang qu'elle contenait.

Je ne jetais aucun coup d'oeil à la liste. Il serait stupide de tenter d'espionner
devant les espionnés. Si jamais je trouvais par hasard la feuille en arrière-boutique, oui, peut-être...

« Il semblerait que notre cher ami se laisse aller ces temps-ci… Ou alors qu’il ne m’est plus si… fidèle. J’enverrais quelqu’un vérifier ce que « Monseigneur » Sergeï prépare. Cela devrait régler ces problèmes de marchandise de basse qualité.

Je me figeais. Sergeï? Ces bouteilles venaient de Transylvania? Y'avait-il, parmi elles, des extraits d'anciens voisins, d'amis de... famille?
Le Comte faisait son choix tandis que je restais impassible, regardant avec une fascination morbide les bouteilles pleines de liquide rouge sombre, et bouillant de colère intérieurement.

« A ce propos, il m’a semblé lire que l’arrivage contenait une bouteille d’un Taaneï… N’est-ce pas une famille de sorciers ? C'est une rareté dans ces contrées... Qui est la victime de Sergeï ?
- La femme. Celle qui changeait les couleurs.
- N’est-ce pas elle qui a eut ce gamin… comment s’appelait-il déjà ? …
- Estel, monseigneur. Si, c’est bien sa mère.
- Un jeune sang donc… quelle date ?
-Il y a une vingtaine d’année, même moins, Monseigneur. Voulez-vous que je le rajoute aux crus allant à la Crypte ? Ou peut-être préférez-vous en goutter un peu maintenant avant de vous décider ? »

Mais qu'est-ce que j'avais fait aux Dieux pour être plus maudite que les Hommes? Je savais que je n'aurais jamais dû venir travailler aujourd'hui. Que j'aurais dû prendre mon soir de congé. Que je n'ai pas. Peu importe. Et, pire que tout : le Comte
goûtaît. Le Monstre devant moi goûtait le sang de ma mère. Comme si Sergeï n'avait pas suffit ?!
Le sang pouvait-il lui révêler la parenté? Il fallait espérer que non. Du moins, tant que l'excuse prévue pour ce genre de cas n'était pas peaufinée.

« Comme je le disais, j’attends de vous à ce que les informations que vous me fournirez soient complètes précises et surtout véritables. Pas d’entourloupe, pas de mensonge et pas de… trahison. »
-Je me suis mal exprimée, Monseigneur... commençais-je, comme si rien ne s'était passé.

C'est bien, ça Estelle. Beaucoup plus respectueux que "vous n'avez rien capté, espèce de sale buveur de Mère." Bien mieux.

-... lorsque je parlais de ramener des informations plutôt que des hommes, je pensais simplement que les humains que je ramènerais serait ceux qui les détiennent. Bien sûr, celà prendra un peu de temps avant d'identifier ces personnes, mais il y aura des résultats. J'ai confiance en mon travail.

Bien. Double point, ma fille. D'une, tu lui montres que tu n'as pas l'intention de te défiler. Deux, le fait de le détromper, que tu promettes plus que de simples infos, alors que tu aurais pu laisser en place le malentendu, aurait tendance à prouver ton allégence...

Nom de Dieux, pendant que je parlais, j'avais presque l'impression de voir les pièces du puzzle tenter de s'assembler devant les yeux du Comte.
Merci, Boss, d'avoir évoqué "mon" passé devant lui! Il allait falloir jouer fin.

« En parlant de trahison, comme vous êtes humaine, je suis en droit de me demander si vous ne trahirez pas les Vampires et ne rejoindrez pas cette Congrégation. Quelles raisons vous poussent-elles donc à rester dans le camps de ceux que la plupart des humains qualifient de monstres et d’ennemis ? »


Ah, ça, je savais quoi répondre.

-Monseigneur, je suis serveuse au Dead Line Cafe. Et, bien avant ça, je ne faisais pas partie des Babeliens croyant que les vampires sont des êtres fruitivores et amicaux. Il faut le dire, les vôtres n'ont pas été tendres avec les miens. Mais qu'est-ce que je pouvais y faire? Tenter de lutter, contre des êtres qui ne peuvent plus mourir? Vivre à jamais dans le souvenir et le deuil de mes proches, et haïr ceux qui, au final, n'ont fait que se nourrir? Soyons honnêtes, tout le monde meurt. Où était l'importance que ce soit après un raid ou fauchés par la vieillesse?

Je marquais une pause, avant de reprendre.

-Bien évidemment, je ne prétends pas avoir tenu ce discours immédiatement. J'ai été triste, j'ai été en colère mais j'ai réfléchi. J'ai mis de côté mes griefs et mes préjugés et j'ai trouvé la réponse : je ne veux pas être "une brique de jus de fruits". Mais je ne veux pas non plus être une suicidaire, dont l'honorable sacrifice sera honoré par une bande d'utopistes. Tout ce qui m'importe, à présent, est mon intérêt. Ma survie. Et il n'est pas meilleur moyen de survie que d'appartenir au clan des vainqueurs.

Dieux merci, le Boss n'était plus là. Il aurait (re)fait une crise cardiaque en entendant sa serveuse aligner plus de trois phrases avec des mots élaborés montrant qu'elle était capable de réflexion.

Mieux : le discours s'apparentait plus à mon caractère qu'Aayon avait perçu dans le sang. Obstinée, capable de sacrifices... Il n'était pas véridique mais avait l'avantage de posséder les intonations réalistes de la conviction : mon discours était proche de la vérité, et sonnait donc honnête.
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Aayon Tepes

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeDim 25 Oct - 0:23

La jeune serveuse clarifia ses propos apportant des précisions qui satisfaisaient le Comte. Espionne de qui, peut importait : elle donnerait des informations. Reste à savoir si elles allaient être vraies… mais vu qu’elle y jouait sa vie, il y avait de fortes chances qu’elles le soient, du moins tant que la jeune femme trouvait un intérêt à rester au service des Vampires. Et si jamais lui venait l’idée de filer, il saurait où la chercher : à la Congrégation. Après tout, y-avait-il un autre lieu où l’on pouvait se cacher du réseau de Vampires tissés par Aayon ? Bref, elle ne se défilerais pas et lui, il ne perdrait pas trop d’informations importantes, même si elle passait à l’ennemi. En effet, le Dead Line restait un café, et non un QG où le Comte discutait de ses plans de batailles… Encore faudrait-il qu’il en discute en fait… De plus, peut-être même pourrait-il l’utiliser à ses propres fins… Rien à perdre, tout à gagner.

Par contre, il resta impassible, tournant son verre entre ses doigts, en écoutant son long discours ultra préparé pour justifier son camps. Un peu trop préparé en fait. Avait-elle quelque chose à cacher ? Ou bien était-ce juste une question à laquelle elle s’attendait, en tant qu’humaine au service d’être qui se nourrissaient de ses congénères ? En plus, histoire d’en rajouter une belle couche, la voila qui donnait dans le mélodrame avec son « moi, pauvre créature faible et inoffensive, pourrais-je faire quelque chose contre de puissants seigneurs (ou saigneurs ?) tels que vous ? ». Créature faible… surement : elle n’était qu’une sorcière, alors à moins d’un pouvoir extrêmement puissant… mais inoffensive ! Ha ! Cela fit sourire le Comte intérieurement. Bon, il fallait lui accorder le fait que son discours collait assez avec ce que le Comte avait gouté. Mais… cette fille n’était pas entièrement dénuée de fierté… alors se mettre avec les plus forts pour survivre… oui, peut-être, mais jusqu’à quel point ? Le fait qu’il buvait le sang d’un parent proche de la jeune femme devant lui ne faisait-il pas partie des choses qu’elles ne pourraient pas supporter ? Elle devait le haïr, de tout son être et jusqu’au plus profond de son âme. L’occasion de rejoindre la Congrégation pour pouvoir lui nuire serait trop tentante… Alors pourquoi restait-elle encore là ? Qu’est-ce qui la retenait dans ce bar à ce poste ? Un double-jeu ? Très certainement… Enfin, c’est tout ce qu’Aayon voyait. Pour le moment.

A présent, il était temps de régler une certaine question : Estelle… ou Estel ? Ou les deux ? Soyons réaliste : comment un enfant de sorcier aurait put échapper à la vigilance de ce cher idiot de Sergeï ? C’est possible, mais si peu probable. Donc, comment se fait-il que cette jeune femme soit la fille de la femme dans le verre du Comte ? Avoir un fils capable de changer de sexe à volonté, ce n’était pas donné à tout le monde, mais c’était la seule explication logique qu’Aayon voyait. Mais elle ne le satisfaisait pas pleinement : trop tirée par les cheveux. Mais d’un autre côté, de la part d’une mère changeant les couleurs de choses et d’un père transmuteur… un gamin changeant d’apparence à se point… cela pouvait même devenir crédible. Dans ce cas, il allait falloir jouer finement, car si elle se doutait de quelque chose, il lui serrait facile de disparaitre.

Il savoura le reste du contenu du verre sans quitter la serveuse des yeux. Il laissa un silence oppressant s’installer et finit par répondre :

« Parfait, dans ce cas, nous sommes donc bien d’accord. De combien de temps pensez-vous avoir besoin pour me ramener de belles informations à me mettre sous la dent ? »


Il attendit la réponse avant de conclure l’entrevue ne s’excusant et prétextant (ce qui était vrai) qu’en tant que Comte, le devoir l’appelait. Par exemple, il devait se charger du gamin qu’il entraina à sa suite en quittant le bar, ou aussi boire un coup en compagnie de Tom…
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Estel Taaneï
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre]   Qu'est-ce que je vous sers? [RP libre] Icon_minitimeSam 7 Nov - 13:15

J'inspirais profondément en entendant le Comte parler. Ca avait tout l'air d'une fin de conversation. Enfin.

- Le temps de trouver les premiers indices et de trouver quelqu'un d'intéressant... D'expérience, je dirais une semaine environ, Monseigneur.

Ma langue avait fourché trop vite. Soulagée et impatiente qu'il s'en aille enfin, j'avais baissé ma garde et laissé passer le "d'expérience". Certes, Aayon n'était pas obligé de tout connaître de ma vie et de ses détails, et cette partie pouvait être un détail de la vie d'Estelle, mais peu de vies "communes" comportent des évènements où l'on cherche des informations par des moyens louches, même à Babel.

Toutefois, s'il enregistra l'information à n'en pas douter, il ne dit rien.
Mossieur était très occupé.

Je le laissais donc s'en aller, ne quittant la pièce que bien longtemps (vampiriquement parlant) après qu'il soit parti, ai salué le Boss, reçu toutes les marques de politesse blablabla.
Alors que je rangeais bouteille et verres, je m'autorisais un soupir de soulagement. Ce n'était pas passé loin, et il est utopique d'imaginer que le Comte en savait autant à mon sujet qu'en arrivant. Il avait appris des détails que j'aurais bien gardé pour moi.
Peut-être avait-il même trouvé et deviné beaucoup plus que ce que j'imaginais. Et, dans ce cas, il ne m'a pas jugée dangereuse.

On voit qu'il n'a pas entendu parler du Sommeil et de ses serviteurs. Tant mieux.

Restait maintenant à trouver des bonnes poires de la Congreg à lui servir sur un plateau. De préférences des bonnes poires pas très renseignées, juste assez pour m'éviter de finir en repas...

Je hais les vampires.
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